HD Hyundai Heavy Industries voit grand pour l'industrie navale au Maroc. D'après des sources médiatiques coréennes citées par des médias nationaux, le groupe leader est en pourparlers avancés pour l’obtention du contrat de développement et d’exploitation du futur chantier naval de Casablanca.
L'objectif de l’entreprise coréenne est de transformer cette infrastructure en un hub africain de maintenance, réparation et révision navale (MRO), capable d’accueillir aussi bien des navires marchands que des bâtiments militaires, faisant du Maroc un hub continental en matière de MRO.
En 2025, l’Agence Nationale des Ports (ANP) avait lancé un Appel d'offres portant sur le développement, l’exploitation et la maintenance du chantier pour une durée de 30 ans. Le futur complexe naval, implanté sur une superficie d’environ 210 000 m², comprendra notamment une cale sèche de 244 mètres de long sur 40 mètres de large, une plateforme de levage capable de manutentionner des navires de 9 000 tonnes, un bassin équipé d’une grue portique de 450 tonnes ainsi que 820 mètres de quais. Le montant total de l’investissement est estimé à plus de 300 millions de dollars.
Pour se mettre toutes les chances de son côté, HD Hyundai Heavy Industries s’est associée à l’entreprise marocaine d’ingénierie Somagec. D'après les premières indiscrétions, le consortium est actuellement considéré comme l’un des favoris face à plusieurs concurrents internationaux, dont des groupes italiens ainsi qu’un consortium réunissant des partenaires chinois, espagnols et marocains, précisent les sources coréennes.
Il faut dire que derrière cet intérêt de HD Hyundai pour le Maroc se cache une volonté stratégique de cet insutriel coréen de renforcer sa compétitivité face à la montée en puissance des chantiers navals chinois. Ces derniers gagnent régulièrement des parts de marché grâce à des coûts de production plus faibles. D’après les données de Clarkson Research, la Corée du Sud a enregistré en mai des commandes de près de 2 millions de conteneurs compensés bruts (CGT), soit 44 % du marché mondial, contre 2,11 millions de CGT pour la Chine, qui détient 47 % des nouvelles commandes.
Affaire à suivre.
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