Avec un chiffre d’affaires estimé à 460 millions d’euros en 2010, Evian reste une source miraculeuse pour le géant de l’agroalimentaire, dont le pôle eaux compte également Badoit et Volvic. Certes, la marge opérationnelle de l’activité (12,5%) n’est pas aussi florissante que celles des produits laitiers (13,7%) et de la nutrition médicale (20,5%). Depuis trois ans, ce business se voit sans cesse ­pilonné par les eaux de source à bas prix, sans parler de la concurrence du robinet. Et la presse anglo-saxonne annonce régulièrement la revente de la branche, comme le prédisait encore le «Wall Street Journal» en octobre dernier.

Les opérateurs commerciaux sont dans le collimateur des contrôleurs des services des affaires économiques relevant des wilayas et des préfectures du Royaume. Des instructions ministérielles strictes ont été données pour lutter contre les pratiques spéculatives et les hausses illicites des prix.

Les mots ont leurs poids. «Une concurrence sévère», tels sont les charges qui pèsent contre le secteur de la grande distribution.
Le Conseil de la concurrence a été saisi à Rabat par l’Union générale des entreprises et professions (UGEP). Son président, Moncef Kettani, se dit «surpris» de constater que le Conseil répond à sa demande.

Ramadan est le mois de consommation par excellence. Comme le veut la tradition, les stocks alimentaires des ménages doivent être rempli de toutes sortes de denrées, à l’approche de ce mois sacré. Entre céréales, légumineuses, produits laitiers et fruits secs, les œufs restent l’un des aliments indispensables à la table marocaine.

Voilà une filière à fort potentiel mais qui peine à décoller. L’apiculture reste dominée par l’élevage traditionnel à faible productivité. En une année normale, la production moyenne du miel atteint 3.500 à 4.000 tonnes avec un rendement moyen par ruche moderne de 25 kg et de 3,5 kg pour les ruches traditionnelles.