Conflit au Moyen-Orient : Washington appelle les navires commerciaux à éviter le Golfe

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Le 28 février 2026, les autorités américaines ont officiellement appelé les navires commerciaux à rester à l’écart du Golfe, en raison d’un contexte sécuritaire jugé préoccupant après les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Dans une notice publiée par le ministère américain des Transports, les opérateurs maritimes sont invités à faire preuve d’une vigilance accrue face aux importantes activités militaires signalées dans la région.

Les autorités recommandent en particulier à tous les navires commerciaux liés aux intérêts américains de maintenir une distance minimale de 30 milles nautiques par rapport aux bâtiments militaires des États-Unis, afin de réduire les risques de confusion ou d’incident. Les zones concernées ne se limitent pas au seul Golfe, mais incluent également le détroit d’Ormuz, le golfe d’Oman et la mer d’Arabie, considérés comme des espaces maritimes sensibles dans le contexte actuel.

Du côté des armateurs, BIMCO, l’une des principales organisations mondiales du secteur, a averti que les navires ayant des liens commerciaux avec des intérêts américains ou israéliens pourraient être davantage exposés à des risques ciblés. Selon ces analyses, les bâtiments déjà présents dans la zone sont encouragés à rechercher refuge dans les eaux territoriales d’États considérés comme neutres, notamment les Émirats arabes unis ou le Qatar, voire à envisager un retrait temporaire de la zone.

Parallèlement, la force navale européenne Aspides, chargée notamment de la protection des navires marchands face aux menaces en mer Rouge et dans les zones adjacentes, a appelé l’ensemble du secteur maritime à rester en état d’alerte maximale. Elle souligne que, dans le contexte actuel, aucune catégorie de navires ne peut être totalement exclue d’éventuelles attaques.

Cet environnement de tension revêt une importance stratégique majeure pour le commerce mondial. Le détroit d’Ormuz demeure l’un des principaux points de passage du transport maritime international, par lequel transite environ 20 % de la production mondiale de pétrole. Malgré les alertes, les données du trafic maritime montrent que la zone reste active, même si certains pétroliers ont ralenti, fait demi-tour ou suspendu temporairement leur progression.

Enfin, l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO a indiqué avoir reçu des communications radio évoquant une possible fermeture du détroit d’Ormuz. Ces informations n’ont toutefois pas pu être confirmées de manière indépendante et ne présentent, à ce stade, aucun caractère juridiquement contraignant.

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