Si de mémoire d’hommes au Maroc, on ne se souvient pas avoir connu un phénomène tsunami tel que celui qui vient de dévaster les côtes japonaises ces derniers temps, l’expert et consultant en affaires maritimes et portuaires Mr Najib CHERFAOUI a interrogé lui l’histoire et la mémoire des lieux pour nous éclairer dans un document exclusif à MaritimeNews sur la réalité des choses tel que vous ne l’aurez jamais imaginé.











Commentaires
D'abord je vous remercie pour ce fabuleux article. J'ai retenu une chose que je suppose primordial dans chaque projet.. en dépit de tout nos moyens techniques et scientifiques nous devons toujours commencer par parler aux gens et essayer de construire l'histoire du site. Une leçon que m'a appris mon prof de Géotechnique et que je retrouve avec vous. Merci Citer
On achève bien les estuaires (Tétouan)
L’entreprise d’un projet portuaire, aussi petit soit il, aussi grand soit il, doit toujours commencer par l’interrogation du temps, c'est-à-dire de la mémoire des lieux et des gens. Voici le cas de Martil où son non respect s’est traduit par une catastrophe écologique.
En fait, pour avoir ignoré un évènement de mer bien connu dans les annales de l’Histoire, les responsables des ports ratent l’aménagement de l’estuaire, avec en conséquence la destruction d’un écosystème extrêmement riche. C’est un véritable désastre et une triste fin pour l’estuaire de Rio Martin, dépositaire de la mémoire et de la culture de Tétouan, ville phare de la civilisation marocaine.
Le port de Tétouan se trouve sur la Méditerranée, sur la rive gauche du dernier méandre de l’Oued Martil (Rio Martin). Les corsaires y trouvaient refuge après leurs abordages le long des côtes ibériques. En 1565, à titre de représailles, les Espagnols barrent l’accès au port : plusieurs navires, remplis d’enrochements et de chaux, sont coulés à 400 m environ du rivage, créant un obstacle nautique.
Mais cet obstacle s’accompagne d’un « effet bouchon » qui gêne considérablemen t l’évacuation de la charge hydraulique quand le régime est torrentiel. En conséquence, les eaux pluviales débordent du lit et se répandent dans les terres avoisinant le rivage. En 1977, pour tenter de limiter l’ampleur de ces inondations, on creuse un canal pour diriger les crues vers la mer. C’est une erreur car le dernier méandre se transforme en un bras mort ; ce qui entraîne, dans l’indifférence générale, l’agonie du port. Il fallait tout simplement purger l’embouchure en enlevant les épaves immergées cinq siècles plus tôt. Mais le mal est fait : le domaine public fluvial compris entre le bras mort et le canal devient le théâtre d’une urbanisation sauvage ; ce qui achève de défigurer un site originellement très beau et d’une valeur culturelle inestimable.
Cherfaoui Najib Citer
Terry DLT Citer
A Tétouan et ses localités avoisinantes, il y a les répliques, un mouvement lent continu, un bruit souterrain et un grondement sourd. Au quai du port situé sur l’Oued Martil se trouvaient quatre frégates anglaises qui chargeaient du blé, et le dit 1er novembre 1755 la mer grossit de telle sorte, que ses eaux inondèrent tout le dit port, et malgré les ancres et les amarres des frégates, la violence des eaux les entraîna à travers les rues, détruisant maisons et édifices; au cours de cette montée des eaux, l’une des frégates se brisa en morceaux, en heurtant une muraille, et seul un des membres de l’équipage survécu miraculeusement ; une fois que l’eau se retira, elle les laissa à sec, devant l’étonnement général.
CHERFAOUI NAJIB Citer
Merci Ssi Najib pour ce bel article.
M. Aachib Citer
Cherfaoui Najib Citer
Je vous remercie pour votre article, très intéressant et passionnant.
Karim El Magroun Citer
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